J’avais un boulot au royaume sans drapeau
Un boulot qui m’allait bien et qui rapportait gros
J’avais un boulot qui m’emportait au plus haut oh! ho! oh! oh!
Jusqu’au jour où je me suis retrouvé le bec à l’eau
Bec à l’eau
Bec à l’eau
Pourquoi moi, maintenant et où aller ?
J’ai rouspété, dénoncé, supplié, interpellé
Mais toutes les portes se sont refermées
Même celle par laquelle on m’a insulté, humilié, éjecté…
Oh ma dignité
Oh ma dignité
Laisse-moé pas tomber
Oh ma dignité
Oh ma dignité
T’es tout ce que j’ai, que j’ai !

Pleurez oiseaux de février au sinistre frisson des choses
Pleurez mes pleurs pleurez mes roses…

Ecchymoz !

J’avais un boulot au royaume sans mélo
Un boulot que j’aimais bien pour le dire en peu de mots
J’avais un boulot comme une deuxième peau ho! ho! oh! oh!
Jusqu’au jour où on me l’a arrachée de mes os
De mes os
De mes os
Aïe aïe aïe je ne vous dis même pas alors
Ce qui m’a traversé le corps de bord en bord
Cauchemar mauvais sort pire encore que la mort
Enfermé dehors Soir d’hiver au beau milieu d’un juillet d’or…
Oh ma dignité
Oh ma dignité
Laisse-moé pas tomber
Oh ma dignité
Oh ma dignité
T’es tout ce que j’ai, que j’ai !

Pleurez oiseaux de février au sinistre frisson des choses
Pleurez mes pleurs pleurez mes roses

Ecchymoz !

J’avais un boulot au royaume sans brûlot
Un boulot qui valait bien la sueur sous le calot
J’avais un boulot do ré mi fa sol la si do ho! ho! oh! ho!
Jusqu’au jour où des egos se sont mis à sonner faux
Sonner faux
Sonner faux
Et me voilà Gros-Jean comme devant
Avec une sale envie d’en finir Avec le temps
Le temps de moisir sur un banc en fer blanc
Pour avoir mordu dans la vie jusqu’à la dernière dent…
Oh ma dignité
Oh ma dignité
Laisse-moé pas tomber
Oh ma dignité
Oh ma dignité
T’es tout ce que j’ai, que j’ai !

Pleurez oiseaux de février au sinistre frisson des choses
Pleurez mes pleurs pleurez mes roses…

Ecchymoz !

Pleurez mes pleurs pleurez mes roses…

Ecchymoz !

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B. B.