Propos racistes et historique des événements
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Isolement, propos racistes et exclusion
Un matin de juillet 2016 :
- Au début de la deuxième semaine du montage en extérieur d’un événement annuel à grand déploiement, et alors que j’en suis à la troisième saison estivale dans la fonction de chef gréeur (ou assistant chef) dudit événement, je suis retiré de mon poste sous prétexte de l’ancienneté;
- Je suis alors assigné contre mon gré au chargement et déchargement des camions, ce qui représente ni plus ni moins une rétrogradation injustifiée et une humiliation professionnelle sans précédent;
- Sur l’entrefaite, un chef d’équipe me hurle après et, ce faisant, laisse sortir «Fais attention criss de nèg’ » devant une bonne dizaine de collègues;
- Finalement, je suis renvoyé chez moi après 3 h d’ouvrage à peine, et ce, en dépit de ma propre ancienneté.
Exemple patent de racisme systémique
Heureux produit d’un père haïtien et d’une mère canadienne (brayonne), voilà que l’on heurte sans vergogne ma dignité, mon identité, mes origines….
Je demande à l’Employeur paramunicipal d’alors d’intervenir sans délai pour me rétablir dans mes droits. Bien qu’il semble acquiescer, dans les faits, l’Employeur ne fera strictement rien…

Historique des événements
Août 2016
Suite au défaut de l’Employeur d’être intervenu dans cette affaire, un grief pour harcèlement psychologique et discrimination est déposé à son encontre;
Juin 2017
Un règlement hors cour intervient sous l’égide d’un arbitre et médiateur du grief, règlement où il est reconnu, entre autres, que j’ai été victime de propos racistes, d’isolement et d’exclusion et que cette situation n’a pas été gérée de façon efficace, rigoureuse et adéquate;
Juin 2017
Le règlement de juin 2017 est entériné par l’arbitre médiateur du grief et vaut comme sentence arbitrale;
Juillet 2017
Le règlement de juin 2017 est homologué par la Cour supérieure afin de forcer l’Employeur paramunicipal, alors en défaut, à appliquer tous les termes dudit règlement;
Juillet 2017
Première tentative malgré tout de revenir au travail. Seulement, je dois le faire sous les ordres de celui qui a usé de violence verbale et de propos racistes à mon endroit devenu depuis chef machiniste;
Août 2017
Le problème se poursuit et un deuxième grief pour harcèlement psychologique, harcèlement racial, discrimination et représailles est déposé à l’encontre de l’Employeur suite à tous les couacs rencontrés lors de mon premier retour au travail;
Janvier 2018
Une enquête pour harcèlement concernant le deuxième grief déposé en août 2017 débute à la demande de l’Employeur, et ce, sous les hospices d’une firme externe;
Mai 2018
Première audience du Tribunal d’arbitrage sur le deuxième grief à l’encontre de l’Employeur, soit celui de juillet 2017;
Juin 2018
Deuxième audience du Tribunal d’arbitrage sur le deuxième grief à l’encontre de l’Employeur, toujours celui de juillet 2017;
Juillet 2018
Suite à une deuxième tentative de retour au travail, je quitte les lieux, car l’auteur de violence verbale et de propos racistes à mon endroit est revenu au poste de chef machiniste et je dois travailler sous ses ordres. C’en est trop. Je ne peux me résoudre à cette éventualité;
Juillet 2018
Dépôt d’une plainte au Tribunal administratif du travail à l’endroit de mon propre Syndicat pour défaut d’avoir protégé mes droits dans cette affaire et pour obtenir, entre autres, le droit de me faire représenter adéquatement par un avocat externe;
Août 2018
Un troisième grief pour harcèlement psychologique, harcèlement racial, discrimination et représailles est déposé à l’encontre de l’Employeur suite à ce qui précède;
Septembre 2018
Réception d’une copie en partie noircie (caviardée) du rapport d’enquête, ainsi que des conclusions de l’Employeur vis-à-vis celui-ci;
Décembre 2018
Première audience préliminaire au Tribunal administratif du travail sur la plainte à l’encontre de mon propre Syndicat pour défaut de représentation, mauvaise foi, négligence grave, conduite arbitraire et discrimination;
Janvier 2019
Décision du Tribunal suite à l’audience préliminaire de décembre 2018;
Blémur et Alliance internationale des employés de scène de théâtre, section locale 56, 2019 QCTAT 254 (CanLII)
Février 2019
Suspension des audiences au Tribunal d’arbitrage dans le grief à l’encontre de l’Employeur jusqu’à ce qu’une décision soit rendue au Tribunal administratif du travail à l’égard de ma plainte à l’encontre de mon Syndicat;
Alliance internationale des employés de scène et de théâtre, section locale 56 c. Société du Parc Jean-Drapeau, 2019 CanLII 9251 (QC SAT)
Avril 2019
Deuxième audience préliminaire au Tribunal administratif du travail sur la plainte à
l’encontre de mon propre Syndicat;
Septembre 2019
Audience en révision au Tribunal administratif du travail sur la base de vices de forme et de fond allégués et, en particulier, pour obtenir le droit de mettre en preuve le rapport d’enquête dans son entièreté (sans passages noircis), les déclarations écrites de témoins ciblés, ma propre déclaration écrite, ainsi que les preuves d’allégations de harcèlement psychologique portées par d’autres victimes à l’endroit des mêmes harceleurs et mettant directement en cause la façon que les Statuts et Règlements du Syndicat sont appliqués;
Octobre 2019
Le Tribunal de révision rend sa décision, décision qu’il résume au paragraphe 28 de celle-ci : « Il faut donc conclure que sa demande est prématurée. Son droit d’être entendu n’a pas été violé puisqu’il n’a pas, dans les faits, été entendu. Aucun vice de fond n’est démontré à ce stade. »;
Blémur et Alliance internationale des employés de scène de théâtre, section locale 56, 2019 QCTAT 4440 (CanLII)
Octobre 2019
Je suis sans travail et sans revenu depuis que j’ai quitté les lieux de mon dernier travail, soit juillet 2018.
Or, suite au règlement du 7 juin 2017, tous les pouvoirs contactés dans cette affaire afin de remédier à la situation qui m’affecte depuis plus de trois ans n’ont pour ainsi dire rien donné, bien au contraire : la hiérarchie administrative jusqu’au CA de l’Employeur paramunicipal ainsi que le Contrôleur général ont été impuissants à résoudre la situation.
Pire : tous les pouvoirs ont systématiquement ignoré le racisme exacerbé au cœur de cette affaire.
Aussi, suite à la décision d’octobre 2019 rendue par le Tribunal de révision, me voilà projeté encore un peu plus profondément dans les affres de L’amer en solitaire…